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  • Jilda Hacikoglu

Pour bien démarrer toute action : la technique du dépôt préalable




Pour un aperçu rapide : la technique en version courte et audio (1 minute) >





La semaine dernière je reculais une énième fois ma séance d’écriture du jour, alors j’ai testé cette pratique simple, que j’avais oubliée. Elle m’a été rappelée par un roman dévoré tout récemment, car elle est très similaire à une pratique courante parmi les coachs. C’était même une habitude systématique de ma formation de coach professionnelle.



Durant ladite formation aucune journée ne commençait sans "inclusion". Cette étape prévoyait un composant essentiel : le dépôt. Il s’agissait de partager à nos pairs ce qui nous animait en arrivant le matin, sans chercher de traitement particulier. Juste le déposer avant de passer au moment de formation que nous allions vivre durant la journée.

Exemple :' je suis en plein déménagement et fatigué', ou encore 'j’ai la patate et hâte de vivre cette journée !'.

Ce partage mettait la lumière sur tout ce qui nous habitait, pour mieux rentrer dans la journée de formation. Comme si on déposait un sac invisible porté sur le dos jusqu’ici. La formation était souvent exigeante, donc autant mettre les meilleurs facteurs favorables de son côté pour la suivre.


De même dans une séance de coaching avec un client, j’ai l’habitude d’un temps pour que mon client verbalise ce qui occupe son présent quand nous commençons. C’est du reste une façon naturelle de l’amener à cerner ce qu’il a besoin de travailler durant la séance.

Par exemple un 'j'ai été gêné de ne pas avoir pu faire, deux fois de suite, le point habituel de mes missions ces dernières semaines' pourra orienter le coaching vers ce qui peut mieux garantir la tenue de cette pause parallèle.



Dans son roman Intuitio, Laurent Gounelle décrit un protocole dit de Remote Viewing. Une vraie technique conçue en milieu militaire pour mobiliser son intuition. Je vous en épargne le détail - le livre vous renseignera beaucoup plus sympathiquement - sauf sur ce point : une fois que l’information inconnue est ciblée, l’intuitif commence par noter ‘ses perturbations’ sur une feuille blanche, dans une colonne dédiée à ces éléments.

C’est la première colonne qu'il lui faut remplir pour commencer le protocole car ces perturbations sont tout ce qui, dans le moment présent, pourrait gêner ses perceptions intuitives.

Exemple pour le héros du roman qui s’essayait à l’exercice : la honte de ne pas y arriver, le fait de ne pas avoir préparé un rendez-vous crucial pour sa carrière etc…


Le point commun de ces pratiques :

- elles sont systématiques,

- elles précèdent une action précise, une performance concrète,

- elles matérialisent ce qui occupe la personne sensée performer, et qui est inutile à son action, voire nocif à sa réalisation.


Très important : l’inutile ainsi chassé comprend tout ce qui n’a rien à voir avec la tâche à réaliser, et ce peut autant être des choses vécues comme négatives, positives ou même neutres. Le principal trait de caractère de l’inutile est d'être hors sujet pour l’action à venir, donc gênant pour l’accomplir.

C’est surprenant mais le simple fait de formaliser ces éléments perturbateurs aide à s’en détacher. Peu importe la forme de cette expression : un partage en ouverture d'un travail de groupe, les noter dans un espace dédié ou en parler à son coach.


Quelle que soit la forme d’expression choisie elle déplace hors de soi, en quelque sorte, ces perturbateurs. Ce faisant elle soulage de ce vécu trop présent, et envahissant sur le moment, ce qui peut suffire à démarrer. Se concentrer sur la tâche à mener.


Une sorte de « toilettage préalable » qui vide votre espace de travail de toute gêne potentielle.


J’ai donc essayé cela l'autre jour, pour enfin démarrer mon travail d’écriture.

J’ai noté ce qui me perturbait, et même ce qui m'encourageait pour commencer. Voici ce que cela donnait (photo ci-contre).


Il y avait de quoi évacuer en effet, mais ce peut être beaucoup plus court


Est-ce que j'ai démarré ensuite ?


Oui.


J’ai écrit pendant plus d’une heure, sans difficulté de concentration.


Un texte que bien sûr j'ai repris plus tard, mais j’avais assuré le démarrage nécessaire. Cet effort pour lequel je traînais tant, avant.


Donc pour bien démarrer toute action : formaliser vos perturbations.


Comme si vous repériez ce caillou qui traîne sur votre chemin pour mieux mettre un petit coup de pied dedans, et l’éjecter. Être sûr d’avancer sans lui.


De quoi concentrer aussi vos efforts sur ce que vous avez à faire, et juste sur cela.


Dans une saison où le temps et l’espace s’étirent, cette expérimentation est simple à tester et qui sait, vous pourriez même y prendre goût. Pour ma part je la valide pour sa simplicité libératrice. Et vous ?


On en parle quand vous le voulez.



Je suis Jilda Hacikoglu, coach professionnelle certifiée, écrivaine et formatrice, pour les idées qui veulent passer à l'action.


Retrouvez mes astuces de coach en mini-podcast sur ce lien (ou en cliquant sur la photo ci-contre) https://podcasters.spotify.com/pod/show/jh-coach


Pour toute question sur un éventuel accompagnement, je vous propose un court échange téléphonique à fixer par ici : https://calendly.com/jilda-hacikoglu/echange-informel

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