• Jilda Hacikoglu

Epilogue… en départ. Leçon n°1 apprise en produisant un podcast


Moi devant un fantôme mural - San Francisco 2015

Fait et fini !

Ah ce pincement au cœur mêlé d'une douce joie…


Un projet qui comptait beaucoup vient de s’achever : j’ai mis en ligne le dernier épisode des Phares de San Francisco.


C’était le 7 avril, avec un épilogue en inversion pour finir cette série écoutée ou téléchargée plus de 800 fois. Une audience modeste, qui fait quelque chose quand même. 🐬


De l’idée à l’action, ce projet m’en aura appris de belles


Entre revival rock’n roll d’idées en jachère, technique audio, affûtage d’écriture et autres bienfaits d’un engagement tout personnel, voici venu le temps d'une série d’articles sur LES leçons de ce projet dont je rêve depuis décembre 2015. Disponible à l’écoute depuis octobre 2021.



Leçon n° 1 : patience & longueur de temps font plus que force ni que rage


Jean de La Fontaine savait de quoi il parlait. PIT II aussi.

PIT II c’est Paco Ignacio Taibo II, un écrivain espagnol mi-blagueur mi-blasé, qui racontait un soir à la librairie du Campo Santa Margherita à Venise, que les écrivains ont souvent une armoire pleine d’idées en attente.

De quoi décomplexer l'aspirante écrivaine que j'étais puisque pour lui, il était normal de passer des mois sur un projet d'écriture, avant de l’abandonner pour un autre. Jusqu'à avoir deux, trois voire quatre projets en cours, tout en restant prolifique. PIT II est l'auteur de dizaines de romans, polars, essais historiques et d'une ribambelle de nouvelles.


A l’origine ce podcast était un livre journalistique-littéraire. Ecrit durant mon année sabbatique, en 2016, il n’avait pas trouvé d’éditeur l'année suivante. Il avait reçu quelques retours encourageants mais je me désolais de laisser ce travail dans son coin alors qu'il voulait tant vivre sa vie ailleurs, au-delà de moi.


J’ai découvert à l'époque qu’une de mes collègues était romancière publiée (et oui les auteurs aussi ont des jobs alimentaires). Entre autres encouragements Olivia Resenterra m’avait rappelé la même chose que PIT II.


Ce n’est pas parce que tu n’as pas trouvé d’éditeur aujourd'hui que ce projet est fini. Il peut ressortir d’une autre façon, plus tard. Tu ne sais jamais quand et où il peut trouver sa place.

Ce ne sont peut-être pas ses mots exacts, mais c’était l’idée. Elle-même l’avait vécu pour son premier essai. Finalement publié après son premier roman.


Comme quoi la chronologie peut être étrange, sans rien interdire pour autant. Pourtant clairement ce rapport aléatoire au temps ne m'enchantait pas du tout à l'époque ! Cette insatisfaction a fini par m'amener à une 'mise au monde' revisitée de ce manuscrit.


Au moment où je travaillais tous les samedis matin à un Shut Up And Write pour avancer mon roman en cours, un voisin de table m’avait soufflé l’idée du podcast. Nouveaux feux d’artifice intérieur, déjà raconté ici. (Quand une idée vous fait cet effet-là, pensez à vous faire le cadeau de suivre cette lumière).


Un roman et une reconversion professionnelle plus tard, à force d’avoir gardé ce rêve têtu, de tourner et retourner régulièrement l’idée, à force de tests ratés aussi et grâce à l’indulgence de charitables auditeurs tests, ce manuscrit a fini par sortir au grand jour. Autrement.


Une vingtaine d’épisodes enrichis des voix de mes personnages phares et avec un angle amélioré. La série créée poursuit sa route sans moi désormais, avec vous et ses autres auditeurs. Qu’ils y trouvent ce qui leur plaît.


Je poursuis aussi ma route sans elle et la regarde de loin. Amusée et encore étonnée à chaque écoute de ce résultat. Heureuse et rassurée d’avoir persisté aussi.


Moralité : l’évolution linéaire, c’est juste une voie possible parmi une infinité d’autres.



En cherchant un peu vous trouverez sans doute une histoire du même genre dans votre parcours de vie. Un projet de derrière les fagots reparu par la bande et tombé juste, là où il n’était pas attendu.


C’est plus courant qu’on l’imagine (vos exemples sont donc très bienvenus en commentaires).


Alors je vous souhaite patience et longueur de temps pour faire vivre votre projet de cœur.

 

J'ai été troublée que les hasards du calendrier m'amènent à publier cet article aujourd'hui. Un 24 avril. Triste date où tous les ans, les Arméniens manifestent pour une revendication d'humanité, partout dans le monde : la reconnaissance du génocide des Arméniens. Par la Turquie qui profite de ce crime le plus lourd.


J'ai hésité et finalement non, car justement "patience et longueur de temps font plus que force ni que rage". Aujourd'hui dans les villages arméniens de l'Artsakh envahi, les agresseurs azéris détruisent grossièrement tout ce que les Arméniens ont consciencieusement construit et cultivé.


Mais devinez de qui on parle quand on admire une nation et une culture millénaire ?


C'est un fait : pas des enragés.

 

Si confiance & courage vous manquent, je suis volontiers là avec votre aspiration pour qu'elle trouve sa voie.


Foi de coach écrivaine des idées neuves qui veulent tant passer à l’action : je sais qu’à nous elle se montrera.


On en parle quand vous le sentez. 🤓



A bientôt pour les leçons suivantes... ou le coaching de votre idée géniale. 😉




Jilda Hacikoglu, coach écrivaine formatrice,

créatrice du podcast qui éclaire 👉Les phares de San Francisco


Côté ressources, je vous propose ma lettre de coach le 1er de chaque mois. Abonnement & aperçu par ici.


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